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Comprendre le crédit

Pourquoi est-il devenu plus difficile d'obtenir un crédit ?

L'équipe de Finlow Publié le 25/07/2026

Sommaire

Vous avez l'impression qu'il est devenu plus difficile d'obtenir un crédit ? Vous n'êtes pas le seul.

Depuis plusieurs mois, de nombreux emprunteurs constatent que des dossiers autrefois acceptés sont désormais étudiés plus strictement, voire refusés.

Pourtant, ce n'est pas parce que les banques ne veulent plus prêter.

En réalité, plusieurs facteurs économiques les conduisent à être plus sélectives.

Dans cet article, nous allons vous expliquer simplement pourquoi il est aujourd'hui plus difficile d'obtenir un crédit et ce que cela signifie concrètement pour votre dossier.

Un mécanisme méconnu : pourquoi une baisse des taux peut compliquer l'accès au crédit

On pourrait penser qu'une baisse des taux est toujours une bonne nouvelle pour les emprunteurs.

Pourtant, ce n'est pas toujours le cas.

Chaque trimestre, la Banque de France fixe un taux d'usure, c'est-à-dire le taux maximum auquel un établissement de crédit est autorisé à prêter. Son objectif est de protéger les emprunteurs contre des taux excessifs.

Ces derniers trimestres, ce plafond a légèrement diminué pour les crédits de plus de 6 000 € :

  • Fin 2025 : 8,73 %
  • Aujourd'hui : 8,56 %

À première vue, cette baisse semble favorable.

Mais dans le même temps, les établissements de crédit empruntent eux-mêmes de l'argent à un coût plus élevé qu'auparavant.

Leur marge se réduit donc progressivement.

Pour continuer à prêter sans augmenter leur risque, ils deviennent plus exigeants dans la sélection des dossiers.

C'est ce que les professionnels du secteur appellent l'effet ciseau : le taux maximum auquel ils peuvent prêter diminue, tandis que leur propre coût de financement augmente.

Pourquoi les banques paient-elles plus cher pour prêter de l'argent ?

Il y a quelques années, obtenir un crédit était généralement plus simple. Les banques et les organismes de crédit pouvaient eux-mêmes emprunter de l'argent à un coût très faible. C'est ce qui expliquait, par exemple, les crédits immobiliers proposés à moins de 1 %, un niveau qui paraît aujourd'hui presque irréel.

Depuis, la situation a changé. Pour lutter contre l'inflation, la Banque centrale européenne (BCE) a progressivement relevé ses taux directeurs. Ces taux fixent le prix de base auquel les banques empruntent elles-mêmes de l'argent avant de pouvoir en prêter à leurs clients.

Ce coût n'est pas non plus identique pour tous les établissements. Une banque jugée solide sur les marchés européens emprunte moins cher qu'un établissement perçu comme plus risqué. Mais globalement, quand la BCE maintient ses taux à un niveau élevé, ce surcoût se répercute sur l'ensemble de la chaîne, jusqu'au taux qu'on vous propose.

C'est ce renchérissement du financement bancaire, combiné au plafond du taux d'usure, qui explique la sélectivité accrue décrite plus haut.

Le crédit fonctionne par cycles

La situation actuelle peut donner l'impression qu'il est devenu presque impossible d'obtenir un crédit. Pourtant, ce n'est pas la première fois que les établissements de crédit durcissent leurs conditions d'octroi.

Au fil des années, le marché du crédit a toujours alterné entre des périodes où l'argent était peu coûteux et où les financements étaient plus accessibles, et d'autres où les établissements devenaient plus prudents. Ces cycles sont directement liés au contexte économique : inflation, croissance, décisions de la Banque centrale européenne ou encore crises internationales.

Ces dernières années en sont une parfaite illustration. La crise financière de 2008, la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine puis les tensions géopolitiques plus récentes ont successivement modifié les conditions de financement des banques et des organismes de crédit.

Pourtant, après chaque période de tension, le marché a fini par retrouver un nouvel équilibre. Les conditions d'accès au crédit évoluent, mais elles ne restent jamais figées durablement.

Le taux d'usure lui-même a déjà été bien plus élevé qu'aujourd'hui, sans empêcher les Français de financer leurs projets. Ce qui change d'une période à l'autre, ce n'est pas seulement le niveau des taux, mais surtout la manière dont les établissements évaluent le risque.

 

Il n'existe finalement pas de "bon" ou de "mauvais" moment pour emprunter. Il existe surtout des projets bien préparés et des dossiers solides.

Ce qui compte vraiment : votre projet, pas uniquement le taux

Lorsqu'on parle de crédit, le premier réflexe est souvent de regarder le taux proposé. C'est un élément important, mais ce n'est pas le seul qui doit guider une décision.

Attendre plusieurs mois dans l'espoir d'obtenir un taux légèrement plus bas n'est pas toujours la meilleure stratégie. Dans de nombreux cas, la valeur du projet financé a davantage d'impact que quelques dixièmes de point d'écart sur le coût du crédit.

Remplacer une voiture indispensable pour aller travailler, financer des travaux qui améliorent durablement son logement ou faire face à une dépense imprévue sont des projets qui conservent tout leur sens, même dans un contexte de taux plus élevés.

La véritable question n'est donc pas seulement « Combien va me coûter ce crédit ? », mais aussi « Ce projet apporte-t-il une réelle valeur à ma situation ? ». Un projet réfléchi, associé à une capacité de remboursement adaptée, reste aujourd'hui le meilleur point de départ pour obtenir un financement.

Le crédit en France reste très protecteur

Malgré un contexte plus exigeant, le crédit à la consommation en France reste l'un des plus encadrés d'Europe. Cette réglementation vise avant tout à protéger les emprunteurs.

La majorité des crédits sont accordés à taux fixe. Concrètement, vos mensualités restent identiques pendant toute la durée du remboursement, même si les taux évoluent après la signature de votre contrat.

Les frais de dossier peuvent également être négociés dans de nombreux cas, notamment lorsque plusieurs établissements sont mis en concurrence.

Enfin, contrairement à une idée reçue, il est souvent possible de rembourser son crédit par anticipation, sans pénalité sur la plupart des crédits à la consommation. En remboursant plus tôt, vous réduisez automatiquement le coût total de votre financement puisque vous payez moins d'intérêts.

Ces règles offrent un cadre sécurisant qui permet d'emprunter avec davantage de visibilité, même lorsque les conditions de marché sont moins favorables.

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Comment mettre toutes les chances de votre côté ?

Même dans un contexte où les établissements sont plus sélectifs, un dossier bien préparé conserve de très bonnes chances d'obtenir un accord.

Quelques éléments font particulièrement la différence :

  • présenter des revenus réguliers et une situation professionnelle stable ;
  • conserver un taux d'endettement raisonnable ;
  • demander un montant cohérent avec votre capacité de remboursement ;
  • préparer un projet clair et justifié.

Enfin, comparer plusieurs établissements reste un réflexe essentiel. Chaque organisme applique sa propre politique d'acceptation : un dossier refusé par l'un peut être accepté par un autre.

C'est précisément l'intérêt d'un courtier : déposer une seule demande et la présenter à plusieurs partenaires afin d'identifier les solutions les plus adaptées à votre profil, sans multiplier les démarches.

À retenir

✔ Les banques continuent d'accorder des crédits, mais elles sélectionnent davantage les dossiers.

✔ Cette situation s'explique principalement par la hausse du coût de leur financement et le fonctionnement du taux d'usure.

✔ Un projet cohérent et un dossier bien préparé restent aujourd'hui les meilleurs atouts pour obtenir un financement.

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Questions fréquentes

Il est recalculé chaque trimestre par la Banque de France selon les taux réellement pratiqués sur le marché. Son évolution dépend directement du contexte économique et des décisions de la BCE, donc rien n'est figé d'un trimestre à l'autre.

Les montants inférieurs à 6000€, et encore plus sous 3000€, sont généralement soumis à une sélectivité moins forte de la part des financeurs, qui prennent alors un risque proportionnellement plus limité.

Commencez par vérifier qu'il n'y a pas simplement une erreur de saisie dans votre demande, un oubli ou une incohérence peut suffire à expliquer un refus. Si le dossier est bien conforme, il peut aussi valoir la peine de repasser une demande quelques mois plus tard.

Le taux d'usure est un plafond légal, donc identique pour tous. Dans la pratique, les taux appliqués par les différents organismes restent souvent très proches de ce plafond. La vraie astuce pour bénéficier d'un taux plus avantageux est de viser les offres promotionnelles quand votre profil y donne accès.

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